IA slop : jusqu’où déléguer à l’IA ?
Tout a évolué entre le temps où j’enseignais – en plus de la bureautique et de Photoshop – une légère initiation à WordPress au CNAM (vers 2016), le moment où j’ai quitté le CMS Webgazelle après 10 ans de fidélité pour créer mon site sur WordPress (en 2020) et aujourd’hui. Actuellement je réactualise toutes mes formations. Et il n’y a aucune IA slop dedans.
Mes formations sont toutes créées par moi, et non par l’IA (raison pour laquelle c’est si long à créer ou à mettre à jour 😁😁)
Et plus tard, ce sera tout mon site qui sera l’objet d’une refonte 🚧🚧 après 6 ans.
Mais une chose a été créée par l’IA sur ce site : ma page de pré-lancement, qui remplace actuellement la page des formations, mais se trouve à la même adresse. Et c’est lors de sa création que j’ai découvert ce qu’on appelle IA slop dans le webdesign.
🤖 Ma page de pré-lancement “pue” l’IA ? 🤖
je sais, j’assume et j’aime bien.
Pour la concevoir, j’ai donné un prompt libre à Work, et j’ai bien apprécié le résultat (sans savoir véritablement à la base ce qu’était le concept d’IA slop sur un site ou une page web), en lui donnant mes textes et en lui laissant la bride sur le cou, et j’ai bien aimé le résultat.
IA slop : de quoi parle-t-on exactement ?
Pour moi, l’IA slop, c’était ce qui est défini ici Slop (intelligence artificielle) — Wikipédia : quelque chose de très péjoratif, du contenu ou des images produits en masse, du spam, du remplissage.
Mais j’ai découvert qu’on parlait aussi d’IA slop dans le design web : pas forcément quelque chose de mauvais ou de laid, mais cette tendance des IA à nous ressortir les mêmes codes graphiques et les mêmes mises en page, au point qu’on finit par les reconnaître.
Je l’ai vraiment réalisé en regardant cette vidéo d’Eliott Meunier qui en parle vers la douzième minute : Le vrai test : GPT-6 Astra VS Fable 5.1 (actu) – YouTube
Et là… je dois bien admettre que ma page, effectivement, a un petit air de famille. 😁
Mais bon : slop ou pas, ce n’est pas grave, car cette page est destinée à remplacer provisoirement la véritable page qui présentera toutes mes formations..
Qu’est-ce que je choisis de déléguer à l’IA, et qu’est-ce que je choisis volontairement de faire moi-même parce que j’ai envie d’apprendre ?
Je voulais apprendre à intégrer cela dans des blocs Gutenberg de WordPress, car je n’utilise pas de concepteurs de pages, et je ne veux pas ; j’avais bien construit quelques pages sur Elémentor, tout au début, mais je n’ai pas eu envie de continuer car déjà à l’époque, je le trouvais un peu lourd.
J’ai donc préféré rester dans Gutenberg, et bien l’exploiter… et ajouter moi-même du CSS et un peu de JavaScript. Oui, je sais. Dit comme ça, ma logique peut sembler étrange 😁.
Donc, intégrer le résultat généré par Work dans Gutenberg c’était possible mais un peu compliqué. Cependant, je voulais tester des styles CSS un peu plus évolués, et un peu de JavaScript aussi pour les petites animations et la navigation interne de la page.
Alors j’ai demandé à l’IA de me guider pour l’intégration sur Gutenberg, à la main, et en suivant les bonnes pratiques.
Nécessité de capitaliser les apprentissages
Il m’a fallu créer des snippets…Euh… des quoi ?
Pour ça, il me fallait l’extension Fluent Snippets. Ah ben tiens, je l’avais déjà installée.
Et ah ben tiens (DERECHEF 😁)… j’avais même déjà créé un snippet en 2020… Je l’avais complètement oublié.
Effectivement, mon site WordPress n’avait pas beaucoup évolué depuis sa création depuis 2020, mis à part les quelques articles de blog que j’ai écrits récemment, mais sans mettre le nez dans sa structure. Et six ans plus tard, je redécouvre donc certaines choses que j’avais déjà moi-même mises en place, parce que je n’avais alors rien documenté, que depuis, je n’avais plus “manipulé” mon site et qu’en plus, j’avais perdu mon savoir-faire d’il y a 6 ans.
En informatique, six ans, c’est long ; ce qu’on ne pratique plus s’efface.
Apprendre ne suffit pas ; encore faut-il laisser une trace de ce qu’on a appris. Sinon, six ans plus tard, on peut se retrouver à redécouvrir quelque chose qu’on savait déjà.
Ca a été un peu long, alors que si j’avais demandé à chat GPT de faire elle-même l’intégration de la page dans Gutenberg, ça aurait probablement été beaucoup plus rapide, mais je n’aurais pas appris grand-chose. Et quand je fais un truc, même minime, j’aime bien apprendre quelque chose en retour.
Documenter ses manipulations permet de retrouver rapidement le chemin qu’on avait déjà parcouru.
L’IA est censée nous faire gagner du temps. Moi, je m’en suis servie volontairement pour en perdre un peu… afin d’apprendre. Je n’ai clairement pas choisi le chemin le plus rapide.
Et j’ai adoré faire cela : utiliser l’IA comme un outil d’apprentissage plutôt que comme une simple exécutante. Elle aurait pu faire une grande partie du travail à ma place, mais j’ai préféré m’en servir pour aller voir comment les choses fonctionnaient.
Et mon cerveau TDAH – diagnostiqué et pleinement assumé – s’est fait plaisir :
Faire, creuser, apprendre, expliquer.
Et résultat : toute une pile de notes toutes neuves dans mon coffre Obsidian.
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